Quand on vit à l'étranger, il est rare de trouver un analyste qui parle votre langue et connaît l'expérience de la migration. En visioconférence, cela ne dépend plus de l'adresse : ce qui compte, c'est l'horaire et la langue dans laquelle vous arrivez à parler de vous.
Vous écrivez en disant brièvement ce qui vous amène — en français ou en portugais, comme vous préférez. Je vous réponds personnellement, sans intermédiaire, et je propose deux ou trois créneaux possibles en tenant compte de votre fuseau horaire.
Le premier entretien dure environ 50 minutes : il sert à exposer votre situation et à évaluer ensemble si ce travail a du sens. Aucun engagement de suite : si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dis et, quand c'est possible, je vous oriente autrement.
Si nous continuons, nous fixons une fréquence et un horaire régulier. Une fois par semaine est le plus courant ; en analyse, deux. L'horaire fixe est ce qui soutient le travail — surtout quand le quotidien est déjà instable à cause du changement de pays.
Adaptation et solitude, deuil migratoire, décision de rester ou de rentrer, carrière interrompue par le départ, relation avec la famille à distance, conflits dans le couple binational, enfants qui grandissent entre deux langues — et aussi tout ce qui n'a rien à voir avec la migration, parce que la vie ne s'y résume pas.
Migrer rouvre souvent des questions plus anciennes : liens familiaux, choix jamais réexaminés, une manière d'être qui existait déjà avant le départ. C'est aussi de cela qu'il est question en analyse.
Pour préparer la séance en ligne. Un endroit où vous ne serez pas interrompu, des écouteurs, et le soin de ne pas intercaler la séance entre deux réunions. La demi-heure d'après compte presque autant que la séance.
Je ne considère pas le format en ligne comme une version réduite de quoi que ce soit. C'est le moyen par lequel, aujourd'hui, une personne à Lisbonne, Montréal, Dakar ou Tokyo peut faire une analyse dans la langue où elle rêve.
Pour la plupart des demandes, oui. Ce qui soutient le travail, c'est la régularité de l'horaire et la possibilité de parler librement, pas la pièce où l'on se trouve.
C'est justement ce que la visioconférence permet : le choix ne dépend plus des praticiens présents dans votre ville, mais de la langue et de l'horaire.
Oui. Le suivi continue quel que soit le déménagement — c'est l'un des intérêts principaux de ce format pour les personnes en mobilité.
Depuis n'importe où, dès lors qu'un créneau commun est possible. Le décalage n'est un obstacle que s'il ne laisse aucune heure ouvrable en partage — ce qui est rare.
Non. Beaucoup de personnes commencent au contraire dans une période calme, ce qui rend souvent le travail plus libre.
Écrivez-moi avec un résumé de votre situation et votre fuseau horaire. Je vous propose ensuite des créneaux possibles.